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Ma deuxième interview avec Patrick RONDAT

Ma deuxième interview avec Patrick RONDAT

NOTE : ceci est la deuxième interview que j'ai pu obtenir de Patrick RONDAT. J'ai pu la réaliser le 22/02/2020 en visioconférence dans le cadre du blog BRUCE LIT ( blog traitant en priorité de la bande dessinée, mais aussi de pop culture généraliste).

Vous pourrez retrouver ma première interview de Patrick ici

Si vous êtes guitariste, sachez que rencontrer Patrick RONDAT est une solide expérience à vivre : ce monsieur calme et très posé possède un niveau technique digne des meilleurs shredders ( guitaristes très techniques), mais remplit de finesse et de nuances. La preuve : lorsque Joe SATRIANI venait en France, c’est Patrick qui était le plus souvent sollicité pour faire des Masterclass en sa compagnie… Si c’est grâce à son poste de pistolero pour Jean-Michel JARRE qu’il s’est fait connaître lors de tournées pharaoniques, ce sont aussi ses compositions et sa prestigieuse reprise des « Quatre saisons » de VIVALDI qui lui ont donné son statut de guitariste international .

Mais au-delà de l’artiste, Patrick est aussi un être humain qui a une attitude remplie de sagesse et d’humilité qui touchent tous ceux qui ont pu le rencontrer. Ajoutons à cela qu’il peut discuter de tous les sujets avec plaisir, et je pense qu’on tient là un genre de personne qu’on rencontre assez rarement.

J’ai pu l’interviewer pour BRUCE LIT avec de petites questions, et je suis revenu avec de grandes réponses ! Moteur ! Action !

Ma deuxième interview avec Patrick RONDAT

Première question : es-tu amateur de bandes dessinées ?

Pas énormément, parce que j’ai rapidement dû passer beaucoup de temps à l’étude de la musique et à la pratique de la guitare à partir de 16-17 ans. Mais en revanche, quand j’étais plus jeune, j’ai dévoré tous les « Astérix » et les « Lucky Luke » qui étaient à ma portée, et ceux-là, je les ai vraiment beaucoup apprécié ! J’ai aussi aimé l’univers glacial d’Enki BILAL. On peut donc dire que j’ai aimé la bande dessinée européenne. Après, mes enfant ont regardé les mangas, comme tous ceux de leur génération. J’en ai regardé quelques-uns avec eux, mais j’ai moins accroché. Les comics, j’ai en feuilleté quelques-uns dans les années 80, mais sans plus.

Comment te sens-tu aujourd’hui dans le monde guitaristique par rapport à tes débuts?

Je dirais avec le recul que je suis assez fier de ce que j’ai fait. J’ai eu un parcours qui a été bien au-delà de mes espérances. Après, comme pour le monde normal, le petit monde de la guitare change. Il y a des choses auxquelles j’adhère, et d’autres avec lesquelles je ne suis plus en phase. Par contre, je suis resté en accord avec moi-même, et avec ce que j’avais comme objectif quand j’ai commencé la guitare à 17 ans. C’est une de mes fiertés personnelles !

« Donkey’s island » : Du pur shred instrumental mélodique !

Internet a définitivement changé le paysage musical mondial. Est-ce qu’en 2020 tu vois ça avec pessimisme ou optimisme ?

C’est un peu dur à dire, parce qu’on a du mal à prévoir ce qui peut arriver. La musique est énormément consommée par internet, mais de manière complètement déraisonnée, par le téléchargement ou le streaming à outrance par exemple. C’est d’ailleurs pour ça que beaucoup d’artistes n’arrivent plus à en vivre correctement, et on arrive à ce que j’appelle le "syndrome du wok à volonté", c’est à dire une surconsommation, mais pas une bonne consommation.

Avant, on avait moins de disques, mais on prenait beaucoup de temps pour les écouter, pour rentrer à l’intérieur, et se faire de vraies idées de ce qu’on aimait ou pas. Quand tu as une trop grosse offre devant toi, mais qu’en plus elle est libre et gratuite, tu ne sais plus où donner de la tête ! Je trouve ça plutôt négatif. La technologie évolue beaucoup plus vite que les mentalités ou la raison : tout va trop vite ! On n’a même pas fini d’assimiler quelque chose qu’il y a autre chose qui arrive rapidement derrière, sans se demander s’il y aura ou non des conséquences néfastes à long terme ! Regarde les années 2000 : si on retire les nouvelles technologies, qu’est-ce qu’on a apporté de plus à l’humanité? Sans parler du fait que dans parfois, il y a de nouveaux trucs qui sortent, tout le monde veut les avoir, et renie presque ce qui était présent avant. En ce sens-là, le Japon me parle beaucoup : c’est un pays qui a une avancée technologique de dingue, mais qui est très respectueuse des traditions… Alors que nous en France, on ne fait ni l’un, ni l’autre : il faut combler certains retards technologiques, et on ne prend pas assez soin de nos traditions qui nous caractérisent.

Et puis, dans notre époque actuelle, on perd beaucoup de « mémoire ». On nous force à tendre vers la dématérialisation. Les bandes dessinées, elles seront toujours là dans 300 ans sauf catastrophe naturelle. Tes enfants, tes petits-enfants, et tes arrières-petits-enfants pourront les lire. D’un côté, on nous force à imprimer nous-même les choses dématérialisées sous prétexte de vouloir sauver la planète, alors que paradoxalement c’est nous qui payons l’impression. Mais en plus, en faisant ça, on efface une grande partie de la mémoire collective. Ah, bin tiens ! Prends par exemple la déclaration d’impôt à la source : tout se fait par internet. Il n’y a plus aucune trace écrite qui reste. Ce qui veut dire que mes arrières-petits-enfants n’aurons aucune idée de ce que je payais comme impôts par rapport à mon salaire. Passer sur la solution numérique ne me dérange pas, mais nous imposer de TOUT passer par le numérique me dérange beaucoup.

C’est comme les livres ou bandes dessinées numériques…

Oui voilà ! Pour moi, c’est un non-sens ! Je comprends l’idée, je respecte ceux qui préfèrent ça, mais ça ne me paraît pas bon dans le principe. Les e-books ne remplaceront pas un vrai livre ! Tu n’es pas en contact avec le vrai objet.

Amphibia part.3, une petit air de Pink Floyd très agréable

Quand tu es de repos à la maison, est-ce que tu écoutes de la musique?

Paradoxalement je n’écoute pas beaucoup de musique à la maison. Disons de moins en moins quand je suis en période de repos, même si ça m’arrive encore un peu. En fait, c’est surtout dans ma voiture que j’en écoute. Je préfère faire autre chose, des choses simples et très terre-à-terre. Évidemment, je joue tous les jours de la guitare pour entretenir ma forme, mais sinon je préfère partir me balader avec ma famille en voiture, aller à la campagne, visiter une brocante, aller au cinéma… bref profiter de la vie, parce que pour moi ,c’est vraiment important! La carrière, c’est bien, mais je ne veux pas miser le reste de ma vie là-dessus! Je suis un être humain comme les autres, et parfois la vie s’est chargée de me le rappeler durement aux travers de grosses épreuves personnelles. Le sablier du temps est retourné, et il n’y a plus beaucoup de sable dans la partie supérieure, alors il vaut mieux investir mon temps dans ce qui est réellement important à mes yeux.

La voiture de Patrick : une Mustang Mach 1 datant de1972

Dans les années 80, il fallait être un très bon guitariste, ou alors on n’était pas reconnu. Puis le grunge est arrivé pour ensuite arriver au rock alternatif. Comment as-tu vécu toutes ces transitions ?

Bah, bien en fait. 😁 Tout ça, ce sont des vagues différentes qui vont et viennent. C’est Joe SATRIANI qui disait qu’il a vu passer le glam, le thrash, le grunge… et lui, il est toujours là. Au bout d’un moment, tu trouves ton public, et donc ta voie. Alors évidemment, il y a des périodes où tu as moins de succès que d’autres, parce que tu es en dehors de la mouvance de ce que les gens attendent. Mais ça ne doit pas t’empêcher de continuer d’exister et de vivre. Si tu commences à vouloir suivre toutes les vagues, tu vas devenir dingue ! Personnellement, ça ne m’a jamais posé de problème d’être au milieu de toutes ces vagues. La preuve : en même temps que j’écoutais Metallica et Al Di Meola, j’ai acheté les albums de Nirvana. Si tu prends l’album des Sex Pistols, c’était du punk, mais il y a des morceaux qui étaient bien composés et c’était un bon album de rock. On en revient à l’histoire du morceau qui va rester dans l’histoire si c’est vraiment bien écrit. Ce n’est qu’avec le temps que tu peux éprouver la vraie qualité d’une chanson.

Est-ce que tu as encore des contacts réguliers avec Jean-Michel Jarre ?

Non, ça fait longtemps que je n’ai pas eu de contact avec lui. Ça fait même quelques années, en fait… Il faut dire que nous sommes très occupés tous les deux par nos plannings respectifs. Je sais comment il fonctionne, qu’il est énormément sollicité quotidiennement, et nous n’avons aucun problème l’un avec l’autre. J’ai passé de très belles années musicalement et amicalement à ses côtés, et ça fait partie de mes très belles périodes. Peut-être qu’on se recroisera dans un temps futur.

 

Steve Morse est devenu le guitariste officiel de DEEP PURPLE alors que c’était son groupe de chevet lorsqu’il était plus jeune. Si cela t’arrivait, quel groupe souhaiterais-tu intégrer?

(Il rigole) Ah, c’est une bonne question, ça ! Il y en a tellement ! C’est vrai que DEEP PURPLE, c’était un très bon choix, mais je n’aurais pas pu parce que pour moi, DEEP PURPLE, c’est forcément lié à Ritchie Blackmore ! Donc, j’aurais eu un problème de conscience si je rentrais à sa place ( rires). J’ai écouté beaucoup de groupes où le guitariste était l’élément moteur de la musique, donc c’est difficile. Voyons voyons… je ne peux pas me mettre décemment à la place d’Eddie Van Halen, ni d’Al Di Meola… Il faut donc que je trouve un groupe où il y a pas de guitariste dedans, ça devient délicat là ( rires). J’ai tellement écouté de groupes avec d’excellents guitariste que je ne me verrai pas avoir la prétention de les remplacer.

Steve Morse

As-tu le souvenir d’une vraie galère professionnelle ou personnelle que tu as vécu avec un artiste  ?

Oh, de vraies grosses galères, non ! Évidemment quand tu tournes beaucoup, il y a quelques complications qui peuvent arriver au bout d’un moment. Je parle souvent dans les interviews du jour où j’ai découvert le caractère bien trempé de Gary MOORE ( rires) 😂 et à quel point il n’était pas facile à vivre. Bon, les petites galères perso, je vais les garder pour moi ( il esquisse un sourire). 😁

Mais musicalement, je peux par contre te raconter une vraie galère : en 1995, on a joué avec Jean-Michel JARRE à Turin pour l’anniversaire de la compagnie FIAT. C’était un concert qui devait être télévisé dans toute l’Italie. On est à peine montés sur scène qu’un terrible orage a commencé à éclater, et il n’y avait pas de toit au-dessus de nous. Et là, je peux te dire qu’on a vraiment pris la douche ! Il a fallu mettre des bâches sur la sono et les amplis tellement il pleuvait à seaux pour ne pas prendre de risques. Mon pédalier guitare et moi-même étions complètement trempés! On n’avait que quatre titres à jouer, mais c’était un vrai enfer ! Le synthé de Jean-Michel s’est arrêté d’un coup parce qu’il y avait plusieurs litres d’eau qui ont tout noyé à l’intérieur . J’ai encore en tête l’image du technicien de Jean-Michel en train de retourner le clavier à la fin du concert pour évacuer l’eau, et il en est sorti une quantité vraiment impressionnante.

« Mindscape », l’un des titres-phares du sieur RONDAT

Je te cite quelques noms d’artistes au hasard, et tu me dis si musicalement ça te parle…

Okay, allons-y!

 

Led Zeppelin?

Oh oui, ça me parle évidemment ! (rires) Tu sais, moi je suis un rockeur : si tu prends LED ZEPPELIN, BLACK SABBATH et DEEP PURPLE, on a la Trinité du hard-rock et du métal !

Steve Vai?

C’est un guitariste énorme ! Il est talentueux, brillant, et plein d’humour ! Pourtant, ce n’est pas forcément la personne que j’ai le plus écouté musicalement. Ce qui me touche beaucoup chez les gens, c’est quand ils ont un univers, une personnalité, un touché, et un style de composition personnels. Et lui, il a tout ça! Je l’ai rencontré deux fois pour des conventions de la marque de guitares IBANEZ, et il est identifiable tout de suite, sans parler de son parcours musical de dingue ! Il a pris des cours avec Joe SATRIANI, il s’est retrouvé alors qu’il était encore môme chez Frank ZAPPA… Pour moi, ce n’est pas simplement un shredder qui peut jouer vite, mais c’est un véritable musicien !

Les Beatles ?

Tu ne peux pas parler du rock sans parler d’eux et des Rolling Stones ! Pour moi, dans la musique, il y a d’abord ta qualité d’interprète, et ensuite il y a la pièce musicale que tu peux écrire. Les Beatles, on peut penser ce que l’on veut à leur propos, mais la plus grosse partie de leur répertoire, tu peux en faire n’importe quoi : du métal, du reggae, un quatuor à cordes… Leurs harmonies sont très riches, les mélodies de voix, les structures d’accords… C’est de la très belle musique parce que c’est bien écrit ! Ce n’est pas parce que tu as du succès commercial que ça t’enlève des qualités. Le monde du rock leur doit plus que ce qu’on veut bien avouer actuellement.

Rammstein ?

Oh, ça tombe bien! Je suis allé les voir il y a quelques mois à Bruxelles. Leur show est vraiment énorme ! Pour être vraiment sincère, j’ai vu plein de concerts dans ma vie, mais ce que j’ai vu avec eux, je ne l’avais jamais vu auparavant. Il y a une espèce de mur du son vraiment génial! Ils ont aussi une ambiguïté esthétique un peu borderline sur laquelle ils jouent… Mais il y a plein de trucs que j’adore chez eux, sans parler de leurs lance-flammes ! 😁 Bon, je ne dis pas que je ne vais écouter que ça, parce qu’au bout d’un moment, ça devient un peu indigeste, mais sur album , il y a des trucs vraiment super ! En concert, tu passes vraiment un bon moment sonore et visuel! Et puis pour être honnête, il ne faut pas oublier que c’est aussi le succès qui permet de faire de vrais shows! C’est évidemment lié au prix des places de concert et du nombre de personnes qui veulent venir. Quand tu as 70.000 personnes qui viennent et que la place coûte presque 100 balles, ça permet évidemment de faire des trucs vraiment sympa comme spectacle !

 

Simon and Garfunkel ?

Aaaaaah, j’adore ! J’aime bien tout ce qui est folk. Justement, comme pour les Beatles, toutes leurs structures d’harmonies vocales ont  un côté assez épuré. Ils ont fait des titres magnifiques qui vont rester dans le temps. La mode actuelle c’est de reprendre des morceaux en hip-hop par exemple, ou en remix,etc. Le style musical, à la limite, ça ne me dérange pas… Mais le problème, c’est qu’en faisant ça, on est dans le recyclage ! Il n’y a pas que dans les poubelles qu’il y a du recyclage, et d’ailleurs on ferait bien de faire aussi du tri sélectif dans la musique ( rires). On est plus dans la façon de faire que dans la vraie création. Et ça, c’est un vrai truc qui me pose problème. Quand tu écris un bon morceau, il reste dans le temps, alors qu’actuellement, on est un peu trop dans la récupération. Après, j’ai fait moi-même quelques reprises de morceaux connus comme « Nuages » de Django Reinhardt ou alors « Les quatre saisons » de Vivaldi. Mais ce sont plus des petits « accidents » dans ma carrière et ça ne me limite pas à ça. le vrai problème c’est quand les gens ne savent plus qui était le vrai compositeur au départ du morceau que tu joues. 

Periphery?

Je les ai vu en première partie de Devin TOWNSEND. Ils sont vraiment très forts, mais personnellement, ce style ne suffit plus à mon bonheur. En ce moment, je reviens à des trucs plus roots, plus hardrock que métal. Les rythmiques très sophistiquées actuelles me lassent très vite et je décroche complètement. Me prendre une claque dans la gueule ne me suffit plus. Ça a marché pendant une certaine période de ma vie, mais plus maintenant. J’ai besoin d’être transporté, de voyager musicalement sur du long terme. Bon, là je ne parle plus spécifiquement de Periphery, mais des gars issus de la scène djent actuelle qui jouent en triple croches, hein? Quand j’écoute certaines parties de MOZART comme « Lacrimosa », il m’arrive d’avoir des larmes aux yeux et je n’ai pas honte de le dire !

« Les quatre saisons » de Vivaldi .Jean-Michel JARRE a tellement apprécié l’arrangement de Patrick qu’ils reprennent souvent ce morceau en concert.

J’écoutais récemment une interview de Jennifer BATTEN ( qui a été pendant longtemps la guitariste de tournée de Michael JACKSON). Il lui suffit d’ouvrir quelques emails pour remplir rapidement son planning et voyager aux quatre coins du monde. Mais elle dit aussi qu’elle aimerait bien pouvoir de temps en temps se poser, et voyager moins. Ça t’arrive aussi de penser comme ça ?

Ah mais oui!!! Se poser, c’est super important! Mais moi, à la différence d’elle, c’est que je le fais ! Quand j’étais plus jeune, mon bonheur personnel, en dehors de ma famille, c’était la musique. Plus on me demandait de faire des choses, plus je bougeais, et plus j’étais content. Mais là, quand je reste une semaine chez moi, je suis encore plus content. J’ai déjà vécu dans le passé le fait de jouer sur des grandes scènes, avec un public très nombreux devant moi. Ça se fait encore parfois, tant mieux, mais je n’ai pas vraiment besoin de davantage. Si on me proposait de partir pendant un an complet avec tel ou tel artiste, je dirai directement « non »! Actuellement, je donne des cours pas loin de chez moi, je vais une fois par mois au M.A.I. de Nancy ( une grande école de musique moderne en France), je bouge seulement de temps en temps… Et ça me suffit comme ça pour être heureux !

Jennifer BATTEN

On te propose de jouer dans un groupe très connu dont l’univers musical te plaît moyennement… mais la paye va être très bonne. Tu serais tenté ou pas?

( Réponse immédiate) Non !!! Ou alors, il faudrait que ce soit très court! A la limite, si les gars dans le groupe sont des gens vraiment gentils, et que je les apprécie humainement… alors je peux le faire sur un tout petit temps. Mais si ce sont des têtes de cons, c’est non !!! J’ai pas de temps à perdre avec ça ! J’essaye au maximum de virer les casse-pieds de ma vie et d’avoir le moins de stress possible, et c’est déjà un énorme privilège que j’ai de pouvoir faire ça ! Ce n’est pas le fric que tu vas récupérer dans une tournée qui va te faire regagner le temps que tu auras perdu là-dedans. Et pour moi, le temps, c’est la première richesse!

Je connais des musiciens qui sont terriblement angoissés parce qu’ils restent chez eux pendant 8 jours d’affilée alors qu’ils ressentent le besoin d’être en tournée. Mais moi, ce n’est pas du tout mon cas.

Ma deuxième interview avec Patrick RONDAT

Pour en revenir au blog de Bruce Lit, et à notre thème favori qui est la bande dessinée…Quel super pouvoir aurais-tu si tu étais un super-héros ?

Avant ça, je dois te dire que je me marre tout seul, parce que quand j’étais jeune, j’étais vraiment super fan de l’acteur Bruce Lee ! Donc, je suis obligé d’en parler comme héros qui a marqué mon enfance ( rire), surtout en entendant le nom du blog. 😁

Pour répondre à ta question, je ne sais pas ce que je préférerais… Hmmm, être invisible, c’est vachement tentant quand même ! En même temps, comme le dit Peter Parker, « un grand pouvoir, c’est une grande responsabilité ». Je pense que ça doit être très difficile d’avoir un grand pouvoir, d’être capable de rester droit dans ses bottes, et de rester quelqu’un de bien. A bien y réfléchir, un super pouvoir c’est pas forcément un cadeau… Bon, allez! Je dirais pouvoir devenir invisible ! Pas pour être pervers et aller dans les cabines d’essayage des filles hein ? (rires) Mais pour m’évader de ce monde.

Personnellement, j’hésiterai entre savoir voler, ou avoir un don de guérison sur les autres.

Ah oui, savoir voler, c’est bien aussi, parce que tu peux t’évader et avoir une vision intéressante du monde ! J’aime bien cette image-là ! Le pouvoir de guérison, c’est déjà un peu plus délicat ! Ça pourrait t’amener des cas de conscience, du genre « ce type en face de moi est une vraie ordure, je le soigne ou pas ? Va-t-il changer, ou va-t-il continuer à répandre le mal autour de lui ?». Ça pourrait amener de bons débats philosophiques.

Est-ce que tu as des souvenirs vivaces des jouets de ton enfance ?

Oh ouais, j’en ai plein! Ce sont surtout les voitures Dinky Toys. Mon père était un passionné d’automobile, et il m’avait transmis ça. Bon, lui il était plus amateur des voitures allemandes, alors que moi ce sont plutôt les voitures américaines des années 70. J’ai d’ailleurs encore quelques Dinky Toys chez moi. Tiens, en parlant de ça, j’habite en région parisienne, et c’était à Bobigny qu’étaient fabriquées ces petites voitures, ainsi que les Meccano. Et à l’heure du développement durable, il faudrait qu’on m’explique comment ces jouets qui étaient fabriqués en région parisienne, sont maintenant faits à plus de 10.000 km! Bref…

J’avais aussi un Big Jim avec les fringues de militaire et la jeep. J’ai aussi aimé les pistolets évidemment, comme tous les garçons! Pourtant je ne suis pas quelqu’un de violent mais j’aimais bien jouer à ça. Après c’est surtout le vélo que j’ai vraiment beaucoup aimé plus tard.

Quand j’étais petit, en dehors des bandes dessinées, c’était les Lego qui prenaient tout mon temps…

Ah tiens oui, moi aussi j’ai eu des Lego! À l’époque, ils étaient rangés dans des boîtes en bois, et en y repensant, c’est vrai que je jouais pas mal avec ça. Les autres univers interféraient au milieu des Lego pour créer un monde, genre mon Big Jim et mes Dinky toys au milieu de tout ça.

Un dernier mot?

J’adore ce genre d’interviews car elles sont basées sur la personne et l’humain, pas uniquement sur le côté guitaristique ou sur ma technique ! Moi, ça me convient parfaitement. 😃 Pour le reste, prenez le temps de vivre votre vie à vous ! Soyez en accord avec qui vous êtes en suivant vos rêves!

N’oubliez jamais l’histoire du gros sablier : ce qui est perdu ne se rattrape pas ! Alors, investissez votre temps dans ce qui le mérite. La vraie réussite dans la vie, c’est de concrétiser son rêve ! Regarde Kurt COBAIN: il a fini par se suicider parce qu’il n’était pas heureux ! D’un coté, il avait atteint son rêve d’artiste, mais de l’autre, il était malheureux dans sa vie personnelle ! Je connais des musiciens super doués qui se contentent de petits boulots musicaux pour vivre, et qui sont très heureux comme ça.

A l’inverse, j’en connais aussi qui sont remplis d’amertume parce qu’ils n’ont pas réussis à être aussi connus que Metallica. Ils vont donc passer à coté de plein de choses alors qu’ils pourraient faire autrement. Et puis la vie d’une personne n’est pas la même qu’une autre : il faut trouver ce qui nous fait vibrer au fond de nous. Donc vous savez ce qu’il vous reste à faire ! 😉

Patrick et votre humble serviteur

Patrick et votre humble serviteur

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